CHAPITRE I :L’élue Il était à peine trois heures du matin lorsque Saria se réveilla en sursaut, elle alluma sa lampe de chevet, se frotta les yeux, puis regardant sa montre elle prit conscience qu’il n’était que trois heures.
- C’était quoi ce rêve de fou?! Elle sortit de son lit, se dirigea vers la cuisine, prit un verre d’eau, puis retourna dans sa chambre s’habiller. Une fois prête, elle se rendit dans son jardin, leva la tête pour contempler le ciel :
- Mais on n’y voit rien! Il n’y a ni lune ni étoiles et aucun nuage!!! Pensa-t-elle, en s’installant intriguée dans le hamac accroché entre deux chênes et se rendormit. Elle n’avait nul besoin de couverture car il faisait doux, doux comme une nuit d’été. Pourtant notre histoire se passe en automne…
- Saria! Mais tu es folle d’avoir passé la nuit ici! hurla sa mère. En plus si tu continues à traîner tu vas arriver en retard au collège! Va vite prendre ton petit déjeuner!
- Moui maman. Marmonna l’adolescente sautant du hamac, elle se dirigea vers la salle de bain pour se coiffer. Après quoi elle alla prendre son petit déjeuner. Vingt minutes plus tard elle attrapa son sac, embrassa sa mère et prit le chemin du collège.
Au bout de trois minutes de marche, Saria eu une drôle d’impression, elle sentait que quelqu’un ou quelque chose la suivait. Elle se retourna à plusieurs reprises comme pour essayer de prendre en flagrant délit cette présence mais en vain, alors elle se résigna à marcher sans se retourner.
Arrivée au collège, elle fut accueillie par ses amies et rentra en cours.
A la fin de la journée Saria rentra chez elle à pied mais cette fois-ci quelque chose la poussa à prendre un autre chemin de retour. Elle prit un petit sentier qui la mena rapidement dans une immense forêt et continua à marcher. Elle se déplaçait rapidement au milieu des arbres jusqu’à arriver dans un bosquet, la jeune fille sortit de son état d’hypnose et se demanda ce qu’elle faisait en plein milieu de cette forêt et plus précisément devant un gros menhir recouvert d’inscriptions étranges. Saria s’en approcha et posa délicatement sa main sur cette mystérieuse pierre, celle-ci était glacée et l’air chaud et humide n’avait apparemment aucun effet sur elle. Soudain, une petite bête étrange vint se poser dessus et regarda la jeune fille intensément avec ses gros yeux en forme de billes. Elle ne faisait pas plus de vingt centimètres et ressemblait à un petit chat qui aurait appris à se tenir sur ses pattes arrières. Le petit animal n’avait l’air guère méchant, mais plutôt gentil et affectueux. Saria n’aurait pu dire à quelle espèce et à quel sexe il appartenait.
C’est alors qu’il émit deux sons très différents, l’un était aiguë et l’autre était grave, puis, il commença à parler avec une voix caverneuse.
- Je suis un pitchouk et je serai ton guide à travers les mondes, tout à coup son ton devint très aiguë, mon nom est Plok et… ho non ça recommence! Il s’éclaircit la voix et celle-ci devint ni trop grave ni trop aiguë.
- Ha voilà qui me convient mieux! Tu sais c’est difficile de s’adapter lorsqu’on passe d’un monde à l’autre!
Saria resta muette car elle était trop stupéfaite pour prononcer un seul mot.
- Bon, où en étais-je? reprit le pitchouk. Ha oui c’est vrai! On m’a envoyé te chercher pour te charger d’une importante mission, le sort des quatre mondes est entre tes mains, mais je n’ai toujours pas compris pourquoi le Conseil a choisi quelqu’un d’aussi jeune que toi!
La jeune fille se demanda si elle n’était pas en train de rêver et décida de prendre la parole.
- Heu… Je ne sais pas trop quoi dire mais… es-tu réel ou imaginaire? Et je rêve ou c’est la réalité?
- Non ça n’est pas un rêve mais c’est la réalité, tandis que moi je suis réel et imaginaire, je viens d’un autre monde qui n’existe pas vraiment et lorsque je tombe dans ta réalité personne ne peut me voir exceptée la personne choisie, mais pour le reste je n’existe pas, sauf pour toi!
- Combien de temps devrai-je partir? Et si je pars on va signaler ma disparition, on va croire que j’ai fugué ou que je me suis fait kidnapper! s’exclama Saria.
- Tout dépend de la vitesse à laquelle tu visiteras et remettras de l’ordre dans les mondes, reprit Plok, mais quand tu auras franchi la porte qui sépare nos deux terres, le temps d’ici sera stoppé jusqu’à ton retour.
- Et si je ne reviens pas et si je meurs, qu’adviendra-t-il de mon monde?!
- Le temps sera arrêté à jamais. répondit-il très calmement.
Saria recula et se retourna pour quitter la forêt.
- Je ne peux pas partir, j’aime trop ma vie et si je pars ma mère me manquera terriblement et en plus je pourrais mourir!!!
- Si tu ne viens pas nous aider les quatre mondes feront éclater la plus grande guerre de tous les temps et provoquera le chaos puis ils détruiront ta planète et les gens que tu aimes. Pour résumer : si tu viens tu peux effectivement te faire tuer mais si tu ne viens pas ça revient au même! commença le pitchouk.
- Si tu changes d’avis, continua-t-il, rentre chez toi pour préparer tes valises et retrouve moi ici même à minuit précise. Puis il disparut dans un petit nuage de fumée bleue.
La jeune fille sortit de la forêt et sur le chemin du retour elle se demanda s’ il fallait
vraiment qu’elle parte.
Arrivée chez elle, sa mère la fit crouler sous les questions et sans répondre, elle l’embrassa et fila dans sa chambre.
Elle s’allongea sur son lit, prit sa peluche et la serra contre elle: « dois-je y aller? » se demanda-t-elle…
C'est pas encore fini!^^
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~¤~La vie c'est comme un livre, il y a un début, un millieu et une fin...~¤~