Knart : Kanderbrau doit se sentir honoré d’être en présence du valeureux Knart, le pourfendeur de géant, la terreur des montagnes du couchant, le fléau des spectateurs, l’illustre créateur de la Grande Faille, l’invulnérable, l’invincible, le Maître de la magie, le…
Kanderbrau : l’agaçant moustique qui piétine mon lit !
Knart : il est typique des gens d’une aussi petite taille que toi d’essayé d’entraver l’élévation des puissants.
Kanderbrau : Monter sur un lit n’est pas une élévation, et je suis toujours plus grand que la vermine kobold !
Knart : Le grand Knart n’a que faire des détails par lesquels tu essaies de te justifier. Sa parole fait loi. Parle, nain, que fait tu en ces lieux ?
Kanderbrau : Ces lieux, c’est la chambre que j’ai loué dans cette auberge. La question est donc : que fais tu en ces lieux ?
Knart : c’est la précisément ce que je demande.
Kanderbrau : C’est ma chambre, je demande d’abord !
Knart : Sache que tout lieu où le puissant Knart met les pieds devient de fait sa propriété. Ceci est donc ma chambre et c’est à toi de t’expliquer.
Kanderbrau : Sache que tout ce que mon marteau peut écraser à loisir m’appartient, si tu ne veux pas que je m’offre ton crâne tu ferais bien d’avoir une attitude qui l’est moins !
Knart : le valeureux Knart ne craint rien ni personne, mais sa naturelle bienveillance me pousse à t’épargner, j’accepte donc de te répondre. Les miens ont présagé d’un terrible malheur qui s’apprêtait a s’abattre sur notre paisible tribu, aussi notre chef a décidé de faire appel a son plus valeureux, compétent, brave, intelligent, courageux, expérimenté, charismatique, fort et aussi habitué aux lourdes tâches de la plus grandes importance, un valeureux héros, un dieu de la guerre, quelqu’un digne de dominer le mondes, bref, moi, pour préserver la tribu, que dis-je, la région… Non, non, attend… la totalité du continent ! de ce terrible fléau qui nous menace tous. Comme il n’est pas dans ma nature de refuser d’accorder mon aide, j’ai bien évidemment aussitôt pris la route. Il faut bien admettre toutefois que, dans ma volonté de châtier les forces du mal au plus tôt, je n’ai pas pris le temps d’emporter tout ce dont j’aurais pu avoir besoin avec moi et que j’ai un petit peu oublier de demander ce que je devrai combattre. C’est pour cela que je suis venu ici, attiré par ta réputation, Ô grand Kanderbrau, l’assécheur de tonneau. Un guerrier de ta valeur n’ignore probablement rien du mal qui nous guette et pourra sans doute m’aider dans ma glorieuse aventure. Qu’en penses tu ?
Kanderbrau : je pense que tu viens d’inventer tout ça.
Knart : Non, que penses tu de ma généreuse offre : j’accepte de faire de toi mon fidèle second, à condition que tu te charges des tâches ingrates qu’un héros ne peut accepter.
Kanderbrau : J’en pense qu’elle est encore plus mauvaise que ton histoire. Je n’ai pas entendu pire que ce ramassis d’âneries depuis que Fynlael ne nous ait raconté les prouesses ridicules d’un groupe d’elfe qui cherchait à récupérer un artefact à Myth Dranor. Je n’ai pas entendu parler du moindre fléau, pas même d’une bande de gobelin qui pillerait les fermes aux alentours alors tu vas… »
Avant que le grand Kanderbrau ne puisse finir sa phrase, un sac de toile lui couvrit la tête et une corde attaché eautour de son cou pour le maintenir en place.
« Qu’est-ce que !? On m’attaque ! Aux armes ! A moi compagnons ! Voici que le puissant Kanderbrau vacille ! Lui chez qui 1000 tonneaux de bière ne provoquèrent la moindre ivresse, le voila titubant ! »
Ce disant, le guerrier nain agitait dans tous les sens son marteau, brisant le mobilier, manquant de peu de pulvériser a plusieurs reprise le courageux Knart qui avait judicieusement choisit de se mettre à l’abri sous le lit. Alors que Kanderbrau finissait d’achever la table, qu’il pensait visiblement être la cause de sa soudaine cécité, un elfe entra dans la pièce
«
Elfe : Comment se porte le puissant Kanderbrau ? Préférerait-il que je conte à nos compagnons sa nouvelle déconfiture plutôt que les grandes quêtes menées par les elfes ?
Kanderbrau : Maudit Fynlael, ôte immédiatement ce sac de ma tête !
Lynfael : Pourquoi faire ? Tu ne cesses de nous dire que les nains voient dans le noir le plus complet.
Kanderbrau : Encore faut-il qu’il y ait quelque chose à voir ! »
Le danger passé, Knart reprit rapidement courage et sortit vaillamment de sous le lit et reprit discrètement, mais rapidement, sa place sur le lit
«
Knart : L’inamovible Knart ne serai prendre la fuite quel que soit le danger. Rien ne peut me faire quitter cet endroit contre ma volonté, le courage de Knart ne connaît point de limite !
Kanderbrau : Il est encore là celui-la !
(MJ : C’est bien parti pour durer, plus le personnage est exaspérant, plus sa durée de vie est longue.)
Lynfael : Visiblement oui, c’est quoi ?
Knart : Je suis le grand Knart, le pourfendeur de géant, la terreur des montagnes du couchant, le fléau des spectateurs, l’illustre créateur de la Grande Faille…
Kanderbrau : je sais !
Lynfael : Pas moi mais ça me paraît exagéré.
Knart : Les génies n’exagèrent jamais, ils ne font que magnifier la réalité !
Lynfael : et les mi-portions mégalomanes ? Les nains et les kobolds particulièrement ?
Kanderbrau : Par Moradin, ne compare pas les nains aux Kobolds.
Lynfael : Tu prends la défence des Kobolds maintenant ?
Knart : Nul n’est besoin de défendre les nobles descendants des puissants dragons. Bien qu’aucun dragon ne puisse rivaliser avec la toute-puissance de l’invincible Knart, je respect ces adversaires qui sont les seuls a pouvoir se vanter d’avoir une chance de survivre face à moi.
Lynfael et Kanderbrau, d’accord sur un point : Ferme la deux minutes !